Samedi 13 février : Nikko, le Tosho-gu.

Nous sommes partis tôt le samedi matin, munis du précieux World Héritage Pass afin de visiter Nikko, à 140 km au Nord de Tokyo.

La neige nous attendait !

Il y a plus de mille ans, un moine bouddhiste fonda un temple à Nikko qui devint un lieu important pour les deux religions présentes au japon :  le bouddhisme et le shintoïsme.

Des siècles plus tard, Ieyasu et son petit-fils Iemitsu, deux puissants shogun du clan Tokegawa, choisirent d’y construire leurs mausolées.

Le Tosho-gu est donc à la fois un sanctuaire et le mausolée de Ieyasu Tokugawa. Il mélange des éléments bouddhiques et shintoïstes.

On entre toujours dans un sanctuaire Shintoïste en passant sous un Torii, celui du Tosho-gu est en granit. Ce jour-là le sol était particulièrement glissant 😀

Dans la première cour,  se dresse une pagode dont les étages représentent les 5 éléments bouddhiques : terre, eau, feu, vent et ciel.

  

On franchit une première porte sous l’oeil attentif des Nio

             

De nombreuses lanternes « éclairent » la route

pour entrer dans une 2ème cour où se trouve une écurie qui abrite parfois un cheval blanc,

 

nous n’avons vu que les petits singes qui la gardent…

 

en face, de drôles d’animaux se défiaient…

Une fontaine sacrée permet de se purifier avant d’entrer dans le sanctuaire.

C’est à cet endroit également que sont accrochées des plaquettes en bois portant des voeux (ema)

ou les mauvaises prédictions (O-mikuji)

 

On continue de suivre le chemin qui passe devant la tour de la cloche décorée, elle aussi, d’animaux étranges.

avant de passer par une 2ème porte.

Cette fois,  gardée par des archers.

Il parait qu’elle compte plus de  500 sculptures dont voici un exemple :

Nous avons terminé cette visite par le tombeau d’Ieyasu.

Pour s’y rendre il faut franchir la porte du chat endormi

 puis monter de très longs et très glissants escaliers

qui mènent au tombeau où sont exposées les cendres d’Ieyasu Tokugawa.

 

 

 

 

Sempervivum jubilée

Les kusamono ou shitakusa sont enfin présentables après ce long hiver.

Ces deux mots désignent des plantes qui vivent dans des pots.  Le kusamono est exposé seul comme objet principal alors que le shitakusa accompagne un bonsaï ou un suiseki.

En français on les nomme plantes d’accent, car elles vont « accentuer » la saison. Surtout auprès des conifères qui restent toujours égaux à eux-même que ce soit en février ou en août !

Vendredi 12 février : Musée Ota à Tokyo

Le vendredi après-midi, nous nous sommes tournés vers une autre forme d’art traditionnel : les estampes.

Nous avons donc visité un superbe petit musée qui leur est consacré : The Ota Memorial Museum of Art

Il se situe dans le quartier d’Harajuku dont voici la charmante gare :

      

Les photos n’y étaient pas autorisées et n’auraient certainement rien donné derrière les vitres protégeant les oeuvres.

Mais je profite de cet article pour remettre à jour une vieille page de mon ancien site sur laquelle j’avais regroupé des estampes japonaises représentant de très beaux arbres et même des bonsaï.

        

   

Nebari magnifique,       

       

arbre couché par le vent,

   

choses impensables sur un bonsaï

      

des oeuvres symétriques

        

du mouvement

      

un arbre très droit.

      

 

 

Vendredi 12 février : visite de Shunkaen ( 2ème partie )

La 2ème partie de shunkaen se trouve évidemment dans le jardin ou plutôt dans les jardins !

Il y a là des pièces absolument magnifiques , primées dans les prestigieuses expositions, exposées en cercle dans la 1ère cour…

 

   

…avec de petits détails amusants…

Seiryu :

     

  

 

    

puis on passe dans un jardin plus traditionnel qui se trouve au niveau de la petite chambre de thé dont je vous ai parlée hier.

       

Un autre partie du jardin est consacrée à des arbres en travail ou à des arbres en pension.

et se termine par un autre petit jardin traditionnel.

Maitre Kobayashi nous a montré une technique de greffe de grosse branche.

… la visite s’est terminée par le magasin… ( à noter que l’on peut payer grâce à Paypal ! )

Vendredi 12 février : Visite de Shunkaen ( 1ère partie )

Le musée de Kunio Kobayashi est ouvert depuis avril 2002.

Le pavage de l’entrée a été réalisé par monsieur Kobayashi lui même et il représente un lapin sur la lune en hommage à une légande japonaise.

Cette visite nous a vraiment enchantés.

Tout d’abord nous avons été accueillis par deux des apprentis de Maître Kobayashi, malheureusement j’ai oublié leurs prénoms.

Ils nous ont fait visiter le musée  et nous étions ravis car l’un deux, québequois, parlait français.

Le musée  occupe pratiquement toute la maison et est composé de plusieurs chambres de thé de différentes tailles et surtout de différents styles.

Les trois premières étaient très grandes.

Dans chaque chambre de thé, un tokonoma accueillait un bonsaï et ses accessoires. M Kobayashi a appris le keido, c’est à dire l’art de préseter dans un tokonoma avec Maitre Ichiu Takayama.

Le premier tokonoma était  de style So, c’est à dire de style libre. Le poteau qui délimite les 2 espaces est un tronc d’arbre brut.

   

La deuxième est de style Gyo, c’est à dire un style informel

et la troisième de style Shin, style formel. Le poteau est lui très travaillé.

Dans les couloirs, on pouvait admirer des prunus posés devant des paravents.

     

La salle suivante était la plus petite des chambres de thé.

Un pin était exposé, seul, sans accessoire.

Il faisait face à une toute petite porte et à un tronc d’arbre que M Kobayashi a souhaité mettre à l’honneur dans son musée.

Au premier plan de la photo de droite, on peut voir le foyer qui est utilisé lors des cérémonies du thé.

   

Puis venaient 3 chambres de taille moyenne où étaient exposés un camélia obtenu par marcottage,

 

un très vieux pommier,

 

et un troisième prunus.

    

Dans les couloirs, donnant sur les jardins, des pots sont exposés

  

ainsi que dans une pièce de l’étage. ce sont de très vieux pots.

A la fin de la visite du musée, nous avons eu le plaisir de prendre le thé avec Miatre Kobayashi et de nous faire faire dédicacer son livre.

puis il nous a guidé dans son jardin… ( à suivre )