Fagus sylvatica en radeau

Une petite pause bonsai au milieu des temples de Kyoto pour vous raconter l’histoire d’un radeau qui, je l’espère, vous médusera

J’ai prélévé ce petit hêtre au creu d’un rocher dans les Pyrennées …vers 1990.

Il a subit beaucoup de mes expériences de bonsaika débutante …rempotage, marcotte, tailles hasardeuses…

   

En 2003, il était toujours en vie mais pas très beau, j’ai donc décidé de tenter une autre expérience : le transformer en radeau.

Je l’ai d’abord ligaturé afin de placer correctement toutes les branches qui allaient devenir les futurs troncs et de donner du mouvement au tronc qui allaient devenir la base de l’arbre.

Il ne fallait surtout pas que les futurs troncs soient alignés.

J’ai enlevé une bande d’écorce et j’ai badigeonné la plaie avec des hormones de bouturage

       

puis j’ai planté l’arbre dans une jardinière remplie d’un mélange terreau, pouzzolane et pumice.

Les racines ont été assez longues à sortir aussi j’ai laissé l’arbre tranquille pendant 3 ans dans la jardinière, malheureusement les ligatures en ont profité pour s’incruster fortement. Il semblerait que sur le hêtre, ces traces soient indélébiles.

Voila un premier aperçu du résultat en mai et en novembre 2006.

En 2007, j’ai commencé la mise en forme de l’arbre et cette fois j’ai précautionneusement entouré le fil de ligature de sopalin pour ne plus blesser l’écorce.

 Le résultat au printemps 2010 :

Mardi 16 février : Le temple Daitoku-ji (fin)

Le daitoku-ji est un ensemble de 25 sous-temples offrant une très jolie balade Zen.

Certains des temples ne sont pas accessibles aux visiteurs mais seule la promenade le long des allées est déjà très agréable.

Les batiments sont magnifiques, les jardins superbement entretenus…

     

jusque dans les moindres détails.

    

Cet ensemble a été avant tout consacré à la cérémonie du thé sous l’impulsion de deux seigneurs du clan Oda et sous la direction du célèbre maître de thé : Sen no Rikyû.

C’est à lui que l’on doit les règles de cette cérémonie très codifiée selon les principes du wabi sabi.

mais c’est aussi un édifice religieux.

    

En déambulant au hasard des allées, nous sommes arrivés au restaurant végétarien

   

Puis nous nous sommes penchés sérieusement sur le plan afin de repérer les 3 temples que nous pouvions visiter.

Tout d’abord, le Koto-in.

Ce petit temple est en fait un superbe jardin de thé moussu.

    

   

   

Puis nous sommes entrés le Daisen-in où nous avons pu admirer un merveilleux jardin sec, malheureusement les photos y sont interdites.

Apprenant que nous étions français,  Sōen Ozeki, le prêtre bouddhiste haut en couleurs qui dirige ce temple nous a lu, en français, quelques uns de ses écrits.

Et nous avons terminé par le Ryogen-in qui est lui aussi un temple entouré de jardins secs.

     

    

     

 

Mardi 16 février : le Kinkaku ji

Le kinkaku ji, plus connu sous le nom du pavillon d’or, a été construit au XIVème siècle par le shogun Yoshimitu Ashikaga qui souhaitait y faire des retraites spirituelles.

Les premiers bâtiments que l’on aperçoit sont les logements des moines.

    

    

ensuite on débouche sur le lac où se dresse le pavillon d’or, ce batiment recouvert de plusieurs feuilles d’or abrite des reliques de bouddha.

Il est dominé par un phenix.

    

Tout autour du pavillon dans le lac, ont été crées des îles artificielles à partir de roches rares et sur lesquelles poussent de vieux pins très entretenus…

…comme l’ensemble du jardin !

   

Sous la structure de droite coule un petit ruisseau où le shogun aimait à se rafraichir.

   

La chute d’eau du dragon porte ce nom grâce à la pierre posée en diagonale sous la cascade.

Un bassin très profond accueille une petite île et un sanctuaire datant de l’époque Kamakura, c’est la partie la plus ancienne du jardin.

   

 

   

Une rivière de pierres

      

Une chambre servant à la cérémonie du thé

Les tuiles des différents bâtiments du quartier des moines sont décorés de facétieux dragons. 

  

   

 

  

Mardi 16 février : le temple Ninna ji

A Kyoto, nous avons consacré une journée à la visite de 3 temples.

Nous avons commencé par le Ninna ji. 

Nous étions pratiquement les seuls visiteurs.

A l’entrée, nous avons été accueillis par les deux « charmants »  Nio qui gardaient la porte principale…

   

puis nous nous sommes dirigés tout de suite vers la partie gauche.

dans les premières salles, Obina et Mebina tronaient dans une alcove,

accompagnés d’un bouquet d’ikebana.

Les autres batiments étaient vides à l’exception de magnifiques peintures sur les cloisons.

mais ce qui faisait vraiment le charme de cette partie du temple, était le petit jardin entourant les batiments.

Il était composé à la fois d’un jardin sec : graviers ratissés et grosses pierres,

de jardins plus verts recouverts de mousse,

  

et surtout d’une pièce d’eau alimentée par une cascade

L’ambiance était calme et sereine.

   

   

   

Le reste du temple était plus classique, une pagode entourée de cerisiers,

des moines qui s’activent à l’entretien du temple,

 

des  tuiles si particulières mais si belles,

une statue encadrée par deux cryptomerias roux.