Exposition à valenciennes

Le Lions Club Valenciennes Carpeaux a organisé les 26 et 27 juin 2010, une exposition de bonsaï réunissant plusieurs clubs du Nord, du Pas de Calais et de la Belgique.

   

     

    

Jeudi 18 février : Fushimi (dernière partie)

En sortant du quartier d’Higashiyama, nous avons décidé de finir la journée au sanctuaire de Fushimi.

Il est consacré à Inari, divinité symbolisée par le renard.

Ce sanctuaire est entouré de chemins couverts de centaines de Torri rouges achetés par des hommes d’affaires, des commerçants ou des familles. Ils grimpent sur la colline derrière le sanctuaire et offrent une jolie promenade.

    

     

Lorsqu’on sort de ces tunnels, on débouche sur des cimetières où on retrouve de petits torii rouges en guise d’offrandes…

…ou des petites statues de renards.

   

Et de temps en temps, des chats sortent d’un batiment ou grimpent sur une poutre.

   

Oh ! Tous les torii ne sont pas rouges !

Cette statue toute dorée m’a fait penser à une madonne italienne.

Pour une fois, ce n’était pas un dragon qui crachait l’eau purifiante mais une grenouille.

Lorsque nous sommes revenus au point de départ, les lanternes du sanctuaire étaient allumées car la nuit commençait à tomber.

Pinus mugo pumilio

Histoire d’un petit plan de rocaille

En 1988, je commençais à m’interesser aux bonsaï donc mon père m’a acheté un plan de Pin dans une jardinerie.

J’ai donc appris la culture des pins avec lui, en tâtonnant beaucoup au début et en faisant des erreurs… par exemple le choix d’un pot vernissé 😦

Il a  connu des périodes un peu faméliques mais il a resisté.

Heureusement pour lui, en 2001, j’ai adhéré à un club de la FFB et j’ai commencé à travailler plus sérieusement.

A force d’observer, j’ai trouvé dans mon plan de rocaille … le bonsaï… il suffisait de couper la grande branche qui partait vers la gauche !

L’année suivante, il a été rempoté dans un pot non vernis et mieux dimensionné grâce à un gros travail sur les racines.

La tendance à frisotter des vieilles aiguilles est la caractéristique du pin mugo pumilio.

mais il rebourgeonne très facilement en arrière.

En 2005, j’ai changé un peu la mise en forme de la partie supérieure afin que le mouvement du tronc soit plus visible

et il a été rempoté dans un pot de Stone Monkey Ceramics

Pendant l’été 2007, il est tombé et le pot s’est brisé

il a donc gagné un pot de Bryan Albright qui lui convient mieux …

Le voici en octobre 2009, avant d’être ligaturé pour mettre en forme une  « tête » plus marquée…

le but étant de l’exposer à Cambrai en mai 2010.

jeudi 18 février : le quartier d’Higashiyama

Après avoir visité le château Nijo, nous avons vite acheté un en-cas pour pouvoir profiter d’une après-midi qui s’annonçait ensoleillée.

Nous nous sommes donc assis dans le parc Maruyama.

Occupés à nourrir les pigeons peu farouches, nous n’avons pas vu arriver une buse qui a piqué le sandwich tenu dans l’autre main.

Dans la panique, des morceaux ont volé, bien vite récupérés par des corbeaux qui nous tournaient autour. Autant dire que nous ne sommes pas restés très longtemps sur place !

Nous avons quand même eu la chance de voir plus loin une mariée qui se faisait photographiée.

En haut de son temple,  phoenix devait bien se moquer de nous

mais le bouddha est resté de marbre.

La balade dans ce quartier a l’avantage d’être variée et  charmante. Les ruelles étroites cachent des galeries où se nichent des petits magasins

ici des légumes marinés

plus loin des bottes

Quelques jizo nous accueillent à l’entrée d’une boutique mais malheureusement nous ne pouvons pas lire leurs pancartes 😦

Par curiosité, nous sommes montés jusqu’au Ryozen Kannon, mémorial dédié aux soldats japonais morts pendant la seconde guerre mondiale mais nous ne sommes pas rentrés dans le batiment.

Nous avons préféré continuer dans les rues commerçantes où nous avons croisé des maiko, apprenties geisha…

…et un petit lapin

Il n’est pas rare de voir des bonsaï, en guise de bienvenue, à l’entrée des restaurants.

Certains de ces restaurants ou maison de thé de la rue Ninen zaka avaient de très jolis jardins.

La Ninen Azaka est suivie par la rue Sannen zaka qui grimpe un peu plus

C’est l’endroit révé pour acheter des souvenirs :  services à Sake,

théières,

peignes,

produits de beauté…

poissons rouges.. ah non, ceux la étaient justes là pour décorer le trottoir

Une fois de plus nous avons pu apprécier le soin apporté aux arbres : un jardinier était en train de désaiguiller un pin.

Nous avons ensuite suivi un groupe de japonais jusqu’au temple Kiyomizu

Ce temple, comme tous les autres offre une cloche, des fontaines pour se purifier…

mais par contre sa structure sur pilotis est vraiment étonnante. Il est construit à flan de colline et sa terrasse est soutenue par un assemblage réalisé sans aucun clou !

Lorsqu’on sort du temple, on peut boire l’eau d’une source qui s’écoule de 3 rigoles :

celle de droite augmente l’intelligence, celle du milieu donne la beauté et enfin celle de gauche assure une longue vie !

Nous nous sommes contentés d’un seau dans notre carnet de pélerin.

C’est presque à regret que nous nous sommes éloignés de ce quartier.

Jeudi 18 février : le château de Nijo

Cet édifice situé au centre  de Kyoto a été construit au XVIIème siècle pour servir de résidence au shogun Ieyasu Tokugawa.

Pour y accéder, il faut traverser une première douve

puis on franchit la porte karamon décorée de nombreux animaux pour entrer dans la cour du palais Ninomaru.

Des groupes d’écoliers japonais visitent eux aussi ce château.

Ce palais est composé d’une enfilade de pièces servant essentiellement de salles de réception, toutes décorées somptueusement de peintures représentant des pins, des tigres, des faucons…

On circule dans les couloirs au son des parquets qui « chantent », en effet ils sont fabriquées de façon à émettre des bruits ressemblant au chant du rossignol dès qu’ils sont foulés par des visiteurs.

Les photos y sont interdites mais ce site propose quand même quelques clichés qui permettent de se rendre compte de la beauté des peintures.

Voici des scans du prospectus offert avec le billet d’entrée :

la visite continue dans le jardin

Au dela d’un espace gazonné, se trouve un étang entouré de nombreuses pierres et de pins.

Au centre de cet étang, une grande île symbolise le Mont Horai. Elle est accompagnée de deux autres îles plus petites appelées l’île de la tortue et l’île de la grue.

Tous les jardins japonais sont magnifiquement entretenus, ici les jardiniers sont entrain de désaiguiller les pins

On entre ensuite dans la cour du palais Honmaru en passant au dessus des douves intérieures qui abritent des koï.

Cette partie a été ajoutée au château par le shogun Iemitsu Tokugawa, elle est beaucoup plus sobre que le reste.

Sur ce toit, on peut noter la présence de l’emblème Maruni-mitsubaaoi

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Le donjon a été détruit par un incendie, il ne reste qu’une plate-forme qui offre une jolie vue sur le château et le paysage autour de Kyoto.

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Une jardinière nettoyant la pelouse.

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La troisième partie du château est beaucoup plus récente, il s’agit du jardin Seiryu-en construit autour de deux maisons de thé.

La visite s’est terminée dans le verger des cerisiers et des abricotiers qui commençaient à fleurir avec une vue intéressante sur les douves intérieures.