Fruits rouges

Fin août, les petits fruits rougissent et donnent des couleurs bien sympa aux bonsaï.

Cette fois j’ai été plus rapide que les merles et j’ai pu photographier cette aubépine et ce pyracantha en pleine fructification.

 

 

Par contre, le cotonéaster n’est pas encore mûr.

 

 

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Âmes sensibles, s’abstenir !

Au retour des vacances, j’ai trouvé mon marronnier dans un piteux état !

J’ai tout d’abord pensé qu’il était condamné par un horrible champignon, Guignardia aesculi.

Une rapide recherche m’a mise sur une autre piste : la mineuse du marronnier alias Cameraria ohridella.

Cette minuscule chenille creuse des « mines » dans les feuilles de marronnier qui deviennent progressivement marron et boursouflées.

Au bout de 5 mues, elle tisse un petit cocon toujours à l’intérieur de la feuille,

se transforme en chrysalide

et attend patiemment le printemps, nichée dans les feuilles mortes au pied du marronnier. Elle se transforme alors en un petit papillon qui viendra pondre ses œufs sur les nouvelles feuilles.

Photo credit: Gyorgy Csoka, Hungary Forest Research Institute

Pour lutter contre cet insecte, il est possible d’utiliser des pièges à phéromones mais il faut avant tout éliminer les feuilles mortes dans lesquelles les insectes hibernent. Sur un bonsaï, je devrais pouvoir surveiller l’apparition des premières taches et enlever les chenilles au fur et à mesure de leurs apparitions.

les chercheurs ont identifié deux prédateurs de la mineuse du marronnier : les mésanges et les méconèmes fragiles.

Ishizuki

J’ai consacré mon dernier week-end de novembre à un atelier très intéressant. Mon club avait invité Thierry Claude afin de créer des paysages sur roche.

Nous avions déjà réfléchi au concept lors des réunions mensuelles en étudiant des exemples, en lisant le livre de Saburo Kato : Forest, Rock Planting & Ezo Spruce Bonsai by Saburo Kato et en rêvant à des décors paradisiaques.

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J’ai trouvé une pierre d’origine volcanique dans un magasin dédié aux aquariums.

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Une fois la face choisie, Thierry Claude 

a proposé de scier la base afin d’obtenir une assise stable. Certains membres du club ont du matériel épatant : un laser nous a permis de tracer un beau trait de coupe.

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Philippe et Marc se sont gentiment proposés de m’aider, j’avoue que la manipulation d’une disqueuse ne me tentait pas trop. Ensuite c’est Thierry et Yves qui ont continué en creusant deux saignées sur le dessous de la pierre.

Thierry y a collé des pieds en fil d’aluminium épais à l’aide de sinto-pierre (mastic mélangé à un durcisseur qui permet de coller toutes sortes de matériaux en quelques minutes).

Ces pieds ont permis à la pierre de tenir surélevée pendant la réalisation d’un socle de 2cm d’épaisseur en béton.

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Le lendemain, après avoir nettoyé les bavures de béton, j’ai réfléchi à la position des arbres, 2 boutures de genévrier et un petit cotonéaster prélevé dans le jardin, et ai effectué une première mise en forme.

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L’implantation se fera au printemps, d’ici-là il me reste à creuser les 3 cavités qui recevront les racines des arbres et à les garnir de fils d’aluminium.

à suivre …

( un article est disponible sous ce lien pour voir les réalisations des autres membres )

Eda Uchi Kaï ten 2016

L’équipe de Jean-paul Pollmans nous a encore concocté une jolie exposition en ce premier week-end de Novembre.

Une quinzaine de commerçants étaient présents offrant un choix très riche : tablettes, pots, yamadoris, bonsaïs, orchidées, shohins, matériel et outils. Rien ne manquait !

Une partie de l’exposition regroupait les arbres de Jean-paul Pollmans et des membres de son club…

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…et une autre partie était réservée aux arbres de Luis Vallejo. Ces derniers étaient exposés sur fond noir avec un éclairage les mettant particulièrement en valeur et accompagnés par une harpiste qui jouait de façon intermittente.

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le samedi, nous avons pu assister à une démonstration de Kevin Wilson qui a sculpté un if imposant et de Dominique Bosch qui a mis en forme un pin.

Ulmus campestris

Cet arbre est en fait un radeau, c’est à dire plusieurs troncs partant d’une même racine. Il a été prélevé dans la forêt de Phalempin lors d’une sortie club en décembre 2003.

Nous avions eu l’autorisation de faire un peu de nettoyage. La récolte n’avait pas été formidable : quelques jeunes pousses de charmes et d’ormes mais comme toujours nous avions passé un excellent moment.

6 mois après le prélèvement, il était un peu hirsute et raide.

juillet-2004

La première mise en forme a été effectuée à la fin de l’hiver 2007 suivie d’un rempotage l’année suivante dans un grand pot rectangulaire.

printemps-2008

En 2015, je lui ai fabriqué un pot rond et brut, de 30 cm de diamètre.