Fin du voyage au japon

Le vendredi 19, après avoir visité la galerie Kinbon, nous sommes rentrés à l’hotel pour préparer les valises, les colis de souvenirs qui devaient partir pour la France et faire les derniers achats.

Le lendemain, nous avons rejoint l’aéroport de Osaka où nous attendait le vol AF291.
Dans ce dernier post, je me propose de faire le point sur les petits détails du voyage afin d’aider d’autres bonsaika qui auraient, eux aussi, envie de réaliser leur rêve !

L’association AutrementleJapon nous a fourni une aide précieuse, c’est elle qui s’est occupée du vol et des hôtels :

Le New Otani Inn à Tokyo ( à ne pas confondre avec le New Otani … un peu plus cher ! )

un hôtel 3 étoiles, très confortable et situé juste au dessus de la station Osaki du JR, sur la ligne Yamanote.

Dans cette station de métro, nous avons trouvé de nombreux restaurants pour les repas du soir, un supermarché pour les petites courses ( en particulier les emballages des colis postaux ) et un bureau de poste.

L’ Hôtel Ryokan Tsuchiya à Nagoya, typique !

et le New Miyako Hotel de Kyoto, très bien situé, juste à côté de la gare.

L’association a également pris rendez-vous dans les différentes pépinières que nous avons visitées, nous proposant soit des accompagnateurs soit des traducteurs.

Nous avons d’ailleurs bien apprécié la présence du traducteur chez Maitre Kobayashi car cela nous a permis d’avoir un échange beacoup plus riche.

A Tokyo, équipés d’une carte SUICA, nous avons essentiellement voyagé sur la Yamanote, qui est une ligne ferroviaire de la compagnie JR. Cette ligne est très pratique car elle forme un cercle passant par les points importants de Tokyo : le Parc Ueno, Akihabara, Shinjujku, Harajuku, Shibuya…

( Le coût du transport à Tokyo s’élève à ‘environ 8000 yens auxquels il faut ajouter les 3600 yens du World Héritage Pass qui comprend le train jusque Nikko et les entrées dans les temples )

A Kyoto, par contre nous avons plus utilisé le bus. ( Un ticket valable toute la journée coûtant 500 yens )

Pour nos repas, nous avons testé tout un tas de petits restaurants ( c’était d’ailleurs notre principal problème : la taille des restaurants qui avaient bien souvent du mal à accueillir notre groupe de 16 personnes ! ) vraiment peu chers : il est très facile de manger pour 1000 yens …

des sushis :

des ramen :

une Okonomiyaki :

un plateau délicieux mais dont je ne me souviens plus du nom :

Mais pour les refractaires, on y trouve aussi ça :

En voyant les prix des fromages français dans ce supermarché, j’ai compris pourquoi il n’y en avait jamais sur les tables :

Pour les petites soifs, à chaque coin de rue, on peut trouver des distributeurs offrant boissons froides ou chaudes, café, chocolat, thé, eau … pour environ 130 yens !

Contrairement à nos craintes avant le départ, le Japon est un pays où il est facile de voyager et les japonais que nous avons croisés, étaient vraiment sympathiques. Vivement le prochain départ !

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Vendredi 19 février : Bonsaï Gallery Kinbon

Pendant la visite de la pépinière Koju-en, nous avons demandé à M Masumi où nous pouvions trouver les livres de la collection « mini-bonsaï » de Kyosuke Gun.

Il nous a donc indiqué l’adresse de la galerie Kinbon, là où sont publiées les célèbres revues.

Dans les petites rues de Kyoto,  il n »est pas rare que les habitants posent plantes et bonsaï directement sur le pas de leur porte :

En suivant notre guide, nous sommes tout d’abord arrivés dans un entrepot où sont préparés les colis du site marchand. Nous nous sommes interessés aux pots ( chinois visiblement ) qui étaient en vente et voyant notre motivation, la personne responsable nous a emmenés sur le toit :

Sur des étagères, s’étalaient de grosses pièces impressionnantes : des pins,

des genévriers,

et abrités dans une petite réserve, des feuillus

Les prix de ces arbres nous ont semblé vraiment peu élevés mais il s’agissait d’arbres importés de Chine.

Puis nous avons été invités à boire le thé dans la salle d’exposition des pots de collection.

Vendredi 19 février : la pépinière Koju-en

Le dernier jour de notre voyage a de nouveau été consacré aux bonsaï… plus précisément aux shohin et aux mame de la la pépinière Koju-en.

Le shohin  mesure environ 20 cm ( le mame 10 cm ) et est exposé dans des « armoires » comme celle-ci :

Monsieur Hiroichi Masumi, sa femme et son fils Tomohiro nous ont accueilli au milieu des petites serres.

Nous y avons découvert des centaines de bonsaï de toutes les formes et de toutes les espèces…

Sur le toit de la maison, nous avons pu apercevoir d’autres arbres, peut-être la collection privée que Tomohiro était en train d’arroser.

Les arbres étaient rangés par thème dans les serrres, ici les conifères :

Une idée du prix d’un Pinus pentaphylla avec un beau nebari : 80 000 yens soit environ 640€

A côté s’alignaient des genévriers qui, en hiver, au Japon roussissent

… des feuillus, ici des Zelkovas et leur fome hokidachi caractéristique

… beaucoup d’arbres à fruits comme les Ilex serrata

mais aussi des Pyracanthas, des kakis, des callicarpas, des chaenomeles …

et pour finir de magnifiques érables :

On peut également y acheter du matériel : pots, étagères, outils …

bref, un lieu de passage incontournable si on a la chance de passer quelques jours à Kyoto.

Jeudi 18 février : Fushimi (dernière partie)

En sortant du quartier d’Higashiyama, nous avons décidé de finir la journée au sanctuaire de Fushimi.

Il est consacré à Inari, divinité symbolisée par le renard.

Ce sanctuaire est entouré de chemins couverts de centaines de Torri rouges achetés par des hommes d’affaires, des commerçants ou des familles. Ils grimpent sur la colline derrière le sanctuaire et offrent une jolie promenade.

    

     

Lorsqu’on sort de ces tunnels, on débouche sur des cimetières où on retrouve de petits torii rouges en guise d’offrandes…

…ou des petites statues de renards.

   

Et de temps en temps, des chats sortent d’un batiment ou grimpent sur une poutre.

   

Oh ! Tous les torii ne sont pas rouges !

Cette statue toute dorée m’a fait penser à une madonne italienne.

Pour une fois, ce n’était pas un dragon qui crachait l’eau purifiante mais une grenouille.

Lorsque nous sommes revenus au point de départ, les lanternes du sanctuaire étaient allumées car la nuit commençait à tomber.

jeudi 18 février : le quartier d’Higashiyama

Après avoir visité le château Nijo, nous avons vite acheté un en-cas pour pouvoir profiter d’une après-midi qui s’annonçait ensoleillée.

Nous nous sommes donc assis dans le parc Maruyama.

Occupés à nourrir les pigeons peu farouches, nous n’avons pas vu arriver une buse qui a piqué le sandwich tenu dans l’autre main.

Dans la panique, des morceaux ont volé, bien vite récupérés par des corbeaux qui nous tournaient autour. Autant dire que nous ne sommes pas restés très longtemps sur place !

Nous avons quand même eu la chance de voir plus loin une mariée qui se faisait photographiée.

En haut de son temple,  phoenix devait bien se moquer de nous

mais le bouddha est resté de marbre.

La balade dans ce quartier a l’avantage d’être variée et  charmante. Les ruelles étroites cachent des galeries où se nichent des petits magasins

ici des légumes marinés

plus loin des bottes

Quelques jizo nous accueillent à l’entrée d’une boutique mais malheureusement nous ne pouvons pas lire leurs pancartes 😦

Par curiosité, nous sommes montés jusqu’au Ryozen Kannon, mémorial dédié aux soldats japonais morts pendant la seconde guerre mondiale mais nous ne sommes pas rentrés dans le batiment.

Nous avons préféré continuer dans les rues commerçantes où nous avons croisé des maiko, apprenties geisha…

…et un petit lapin

Il n’est pas rare de voir des bonsaï, en guise de bienvenue, à l’entrée des restaurants.

Certains de ces restaurants ou maison de thé de la rue Ninen zaka avaient de très jolis jardins.

La Ninen Azaka est suivie par la rue Sannen zaka qui grimpe un peu plus

C’est l’endroit révé pour acheter des souvenirs :  services à Sake,

théières,

peignes,

produits de beauté…

poissons rouges.. ah non, ceux la étaient justes là pour décorer le trottoir

Une fois de plus nous avons pu apprécier le soin apporté aux arbres : un jardinier était en train de désaiguiller un pin.

Nous avons ensuite suivi un groupe de japonais jusqu’au temple Kiyomizu

Ce temple, comme tous les autres offre une cloche, des fontaines pour se purifier…

mais par contre sa structure sur pilotis est vraiment étonnante. Il est construit à flan de colline et sa terrasse est soutenue par un assemblage réalisé sans aucun clou !

Lorsqu’on sort du temple, on peut boire l’eau d’une source qui s’écoule de 3 rigoles :

celle de droite augmente l’intelligence, celle du milieu donne la beauté et enfin celle de gauche assure une longue vie !

Nous nous sommes contentés d’un seau dans notre carnet de pélerin.

C’est presque à regret que nous nous sommes éloignés de ce quartier.

Jeudi 18 février : le château de Nijo

Cet édifice situé au centre  de Kyoto a été construit au XVIIème siècle pour servir de résidence au shogun Ieyasu Tokugawa.

Pour y accéder, il faut traverser une première douve

puis on franchit la porte karamon décorée de nombreux animaux pour entrer dans la cour du palais Ninomaru.

Des groupes d’écoliers japonais visitent eux aussi ce château.

Ce palais est composé d’une enfilade de pièces servant essentiellement de salles de réception, toutes décorées somptueusement de peintures représentant des pins, des tigres, des faucons…

On circule dans les couloirs au son des parquets qui « chantent », en effet ils sont fabriquées de façon à émettre des bruits ressemblant au chant du rossignol dès qu’ils sont foulés par des visiteurs.

Les photos y sont interdites mais ce site propose quand même quelques clichés qui permettent de se rendre compte de la beauté des peintures.

Voici des scans du prospectus offert avec le billet d’entrée :

la visite continue dans le jardin

Au dela d’un espace gazonné, se trouve un étang entouré de nombreuses pierres et de pins.

Au centre de cet étang, une grande île symbolise le Mont Horai. Elle est accompagnée de deux autres îles plus petites appelées l’île de la tortue et l’île de la grue.

Tous les jardins japonais sont magnifiquement entretenus, ici les jardiniers sont entrain de désaiguiller les pins

On entre ensuite dans la cour du palais Honmaru en passant au dessus des douves intérieures qui abritent des koï.

Cette partie a été ajoutée au château par le shogun Iemitsu Tokugawa, elle est beaucoup plus sobre que le reste.

Sur ce toit, on peut noter la présence de l’emblème Maruni-mitsubaaoi

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Le donjon a été détruit par un incendie, il ne reste qu’une plate-forme qui offre une jolie vue sur le château et le paysage autour de Kyoto.

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Une jardinière nettoyant la pelouse.

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La troisième partie du château est beaucoup plus récente, il s’agit du jardin Seiryu-en construit autour de deux maisons de thé.

La visite s’est terminée dans le verger des cerisiers et des abricotiers qui commençaient à fleurir avec une vue intéressante sur les douves intérieures.

 

Mercredi 17 février : Nara (fin)

Dans le parc de Nara, les temples bouddhistes cohabitent avec les sanctuaires shinto, le plus remarquable étant le Kasuga Taisha.

Il se trouve dans une partie très boisée dont les allées sont bordées de lanternes.

Ces lanternes étaient encore bouchées par des papiers où sont inscrits des voeux et abritaient encore des restes de bougies du Setsubun Manbotoro.

Cette fête célèbre le passage de l’hiver au printemps qui a lieu autour du 3 février, les 3000 lanternes sont allumées pendant 3 nuits.

Avant d’entrer dans le temple, il faut se purifier.

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Les bâtiments entourent un immense cryptomeria.

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A l’intérieur du temple les lanternes sont en bronze

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Nous croisons des miko et des prêtres, il semble y avoir beaucoup d’activités dans un sanctuaire shinto.

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