Stage avec M Kawabe, 5ème épisode : un 1er pin

Nous commençons la série des pins avec un lettré amené par Dominique. Il s’agit d’un arbre acheté chez un professionnel du bonsaï.

Après l’analyse des racines…

…jusqu’au sommet

M Kawabe a coupé quelques branches

puis il a demandé au propriétaire de ligaturer l’arbre pour le mettre en forme. Le but est de ramener la tête vers la gauche en créant une rupture.

Ce pin lettré a été l’occasion d’une petite discussion interessante : nous avons demandé à M Kawabe si, selon les règles japonaises, il était possible de laisser des jin sur un lettré.

Pour lui, il ne s’agit pas d’avoir tort ou raison si on laisse un jin, il s’agit de faire un choix personnel et puisqu’on en voit dans la nature, ce n’est pas interdit !

Il s’est appuyé sur ce jin avec une cale pour écarter l’arbre du jin.

Ces photos sont aussi l’occasion de souligner le formidable travail réalisé par l’interprete, Mayumi, qui a vraiment permis des échanges très riches avec M Kawabe.

Elle vivait chaque discussion à fond.

Au final, la ligne de la tête a été  affinée

et l’arbre a vraiment adopté un style lettré.

Pinus sylvestris

Ces pins ont été achetés en Aout 2003, ils étaient tressés mais les troncs ne s’étant pas soudés, j’ai préféré les séparer.

    

L’idée était de réaliser un groupe comme ceux que l’on peut voir souvent dans les estampes japonaises.

Le 1er rempotage a eu lieu en avril 2004, il a été assez fastidieux car les racines étaient fortement emmelées et il est délicat de bousculer les racines d’un pin.

Le groupe est donc resté en culture tranquillement jusqu’en octobre 2005, date de la première mise en forme

En 2007, j’ai trouvé un pot idéal chez John Pitt, ils ont donc été rempotés fin mars lors d’un atelier avec Thierry Font qui a eu la gentillesse de me faire également quelques croquis

Détails : écorce

chandelles

nebari

Actuellement, le principal travail sur ces arbres consiste à densifier leur végétation, heureusement ils rebourgeonnent très facilement après le mekiri : je laisse pousser les chandelles jusqu’au mois de Juin puis je les taille complètement, si elles sont fortes, ou en laissant deux ou trois paires d’aiguilles, si elles sont plus faibles.

Je n’aime pas trop la présence de cette punaise car c’est un insecte piqueur-suceur pouvant véhiculer des maladies.

J’ai d’ailleurs quelques soucis avec certains bourgeons très anarchiques et stériles, si quelqu’un connait la cause de cette prolifération …